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Faut-il laisser pleurer bébé ? (jusqu’à environ 45 ans)

Grandes questions récurrentes :

  • Laisser pleurer bébé ou non ?
  • Pourquoi pleure-t-il d’ailleurs ?
  • Quel comportement adopter quand bébé pleure ?

Après lecture, vous comprendrez enfin pourquoi bébé pleure, cette compréhension aura un bénéfice extraordinaire sur votre état d’énervement et de stress, car vous saurez enfin ce qui se passe, vous saurez quoi faire, vous ne serez plus pris au dépourvu.

Vous serez enfin calme et tranquille face à ces événements.

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Et pour se remettre en situation du quotidien, une petite vidéo pour planter le décor.

Baissez le son …

 

Oui, ça agace, ça énerve !

Que cela s’arrête au plus vite !

Pourquoi, comment faire ? Avant de vous faire part de mon approche comportementaliste, une petite introduction psychanalytique.

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D’après Anne Bacus, spécialiste des questions familiales dans son livre « 100 réponses de psy aux questions des parents »; éviter de laisser pleurer bébé a pour conséquence de « … lui donne confiance en lui et le rend plus autonome ».

La psychologue attaque ainsi la méthode Ferber qui consiste à laisser son bébé pleurer (Nda 1 : seul de surcroît) de plus en plus longtemps afin qu’il s’habitue à l’absence de ses parents (Nda 2 : Autant vous dire que l’effet réel sur la confiance de l’enfant est désastreux : voir mon article à ce sujet ici : Bébé pleure…).

Pour de vrais pleures, non pas les caprices devant les bonbons aux magasins, Anne Bacus propose une approche confiante, par laquelle prendre l’enfant dans ses bras le réconforte. Avec le temps, il pleure moins ‘pour rien’ et apprend à patienter davantage.

« La mère est biologiquement programmée pour lui répondre » (Nda : seule VOUS savez ce qu’il faut faire, pas les bouquins de parentalités et autres psy-choses !).

  • Et si les pleures ne cessent pas ?
  • Si les réponses des parents demeurent vaines ?

Pas d’inquiétude, il peut être simplement plus irritable que la majorité des enfants mais n’en est pas moins normal ni heureux.

Parisien du 1 janvier 2019

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Approche

Parlez à vos bébés ou vos enfants comme vous le feriez à un adulte de son âge !

Dès quelques mois, un enfant comprend très bien ce que vous voulez dire, l’intonation de votre voix est suffisante. Et dès quelques mois, il saura « quand il va trop loin », « quand il dépasse les bornes ».

Oubliez toutes les modes positivismes, asservis, intentionnalités, conventions et autres manipulations (mais non, ce jouet est trop moche, tu veux un bonbon ?)

Parlez comme vous le faites habituellement, comme vous êtes, sans détour, sinon l’enfant ne sera pas dupe et vous le paierez un jour ou l’autre.

Encore faut-il lui expliquer calmement, n’attendez pas d’être hors de vous. Dites-lui factuellement : tel comportement agace, fatigue, est anormal, énerve, ne donne pas envie de lui faire plaisir, vous aussi avez besoin de dormir, bref pleurnicher et gémir n’apporte rien si ce n’est du négatif, un bébé le comprend très bien, très tôt.

Mieux, il sera toujours reconnaissant de ce genres d’explications dépersonnalisées et désensibilisées !

Video

L’enfant sur la vidéo pleure, c’est peu de le dire.

Mais qu’est-ce qui le fait pleurer ? Le bobo ? Non !

La frustration le fait pleurer ! Comme tout adulte enfonçant le pied au fond d’une flaque d’eau sans faire attention : il est tout ballot devant la situation, il s’en veut car il ne gère pas ce nouveau sentiment, donc il pleure.

Votre comportement à ce moment est primordial et nécessite du recul et du sang-froid de la part du parent. J’en ai déjà vu se précipiter avec des crèmes et autres Arnica en abordant la situation comme gravissime. Or, le bobo, le bleu, la petite coupure, la frustration, l’attente, tout ça est ‘normal’ dans la vie !

Posez-vous la question : Quelles croyances inculquez-vous à votre enfant dans ces moments ?

Caprices, frustrations, …

Les caprices et frustrations sont des très bons moments pour lui apprendre autonomie et sens de sa responsabilité.

Cynique peut-être, mais profitez donc de la situation pour lui apprendre son individualité dans l’autonomie et l’indépendance : s’il se met dans un état pareil, cela est issu de SON attitude et vous  n’avez pas à subir cela.

S’il fait un caprice devant les rayons de jeux dans un magasin, n’ayez pas honte des autres clients (vous les reverrez plus de toute façon), laissez-le faire son sketch, attendez quelques minutes assis sur une chaise à côté, buvez un café, papotez avec votre partenaire.

Il ne se calme pas ? Je vous assure un très calme « Ayé, t’as fini ? » au bout de 5 minutes fait toujours son effet, je vous promet qu’il ne recommencera plus jamais, même pas pour un scooter à ses 14 ans.

Il doit apprendre par lui-même à dealer entre son sentiment et son attitude.

Oui, c’est SON problème, mais vous resterez toujours là, à côté de lui, pour l’accompagner dans ces expériences.

SURTOUT ne pas craquer, même s’il pleure, crie, tape par terre…

Nuits et autres monstres avant 6 ans

Cauchemars ou terreurs nocturnes ?

Terreurs nocturnes

Ces épisodes sont spectaculaires, mais absolument sans danger pour l’enfant. Classiquement, l’enfant devient très agité, se dresse en larmes, hurle, a peur : sueur, halètement, rythme cardiaque élevé, nausée.

Mais incroyablement, il est endormi (même si ses yeux sont ouverts), ainsi il ne vous reconnaît pas, n’a aucune conscience de cet événement et n’a donc aucun souvenir par la suite.

Si ça vous inquiète légitimement, ne le réveillez pas, il serait beaucoup plus perturbé de vous voir inquiet, à côté de lui au milieu de la nuit, l’observant bizarrement.

Cauchemars

Le cauchemar est un rêve dont l’élaboration provoque la peur. Lors d’un cauchemar, l’enfant se réveille et peut s’en souvenir, contrairement aux terreurs.

Pendant le sommeil, le cerveau arrange, organise, tri les sentiments ressentis au cours de la journée. Les cauchemars sont des hallucinations composées en réaction aux événements forts de la journée :  monstres vus à la télé ou lus dans des livres, conflits intérieurs (jalousie, sévérité d’un parent, injustice…).

Votre intervention est alors primordiale de deux manières :

  • Pour rassurer, apaiser et consoler, afin qu’il se rendorme tranquillement,
  • Pour comprendre ultérieurement le trouble potentiel caché derrière le cauchemar.

N’hésitez pas à revenir avec lui sur le cauchemar et déterminer son sens profond. Cela peut vous informer sur un trouble mal géré par l’enfant : un déménagement qui l’inquiète, l’arrivée prochaine d’un frère ou sœur, le changement de travail d’un parent…

Les monstres n’existent pas !
Évitez donc de partir à sa recherche virtuelle sous le lit ou dans le placard : l’enfant pensera que si vous le cherchez, c’est qu’il existe ! Et vous ne le trouverez pas évidemment.

Conclusion

C’est FACILE, si vous évitez le piège de la facilité.

Il faudra vous faire confiance pour déterminer l’origine des pleures, VOUS seul ressentez votre enfant.

Cela dit, quelques classiques existent :

  • Fatigue et décharge émotionnelle
    L’enfant pleure pour décharger le stress accumulé dans la journée. Seule solution pour vous est de mettre des boules Quiès, de le prendre dans ses bras et de le rassurer en lui grattouillant les cheveux.
  • Faim, soif, couche sale ?
    Pas très difficile à résoudre ces situations, mais s’il jette le biberon par terre, ne vous énervez pas, vous savez au moins qu’il attend autre chose de votre part.
  • Dodo qui ne vient pas
    Oui, ça vous énerve, mais ça l’énerve aussi, c’est pourquoi il pleure. Exactement comme l’un ou l’autre des parents tourne et retourne dans le lit : dormir cela s’apprend ! Retirer l’anxiété, se calmer, chacun doit apprendre SON truc. C’est à vous parent, de lui donner les moyens de se connaître sous cet aspect.

Dans tous les cas, restez calme donne de la confiance à son enfant.

Vous serez sa déesse, son dieu, car le sentiment résiduel sera : vous serez toujours là, en mesure de gérez, quoiqu’il arrive. A l’inverse, si vous vous énervez, l’événement devient logiquement une situation d’urgence et dangereuse pour lui. C’est inquiétant, donc il pleure parce qu’il est en danger et dépourvu de solutions.

Il faut aussi faire attention d’éviter de tomber dans le piège tendu par l’enfant : le fameux dodo dans le lit des parents, la grosse lumière (mais la petite veilleuse discrète oui). Accompagner l’enfant dans son ré-endormissement en le calmant à côté de son lit. Évitez les bras systématiques et autres tournées interminables en voiture, il prendra vite l’habitude de ce confort, mais ce n’est pourtant pas la vraie vie !

Quoiqu’il arrive :

  • Pleurer n’est pas une excuse !
  • Accompagner toujours l’enfant dans sa ‘vraie’ douleur, toujours être là avec lui (et supporter avec calme) pour lui montrer que ce n’est pas grave, que c’est normal.

Enfin : Ne jamais laisser seul un enfant, encore moins durant ces expériences.

 


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