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Le truc du week-end : La Patience

Pour ce week-end, je profite d’une demande d’un ami (qui se reconnaîtra), pour vous parler d’un thème très important dans mon approche, et c’est peu de le dire.

Ce thème tient en un seul mot : Patience ! Et c’est tout, très simple. Simple mot, mot commun, et pourtant mon expérience me montre quotidiennement que ce concept est une des clefs de voûte de toute relation équilibrée.

Bien entendu, la notion de patience dans ce billet n’est pas celle nécessaire à la construction d’un Lego ou d’attendre son tour à la boulangerie; ce serait bien trop facile. Nous allons discuter de la VRAIE, la véritable et unique .. patience, celle nécessaire au quotidien et pourtant si absente :

  • quand le bébé vous réveille pour la 3ème fois à 4h32 du mat’ parce qu’il a fait un mauvais rêve (le même depuis 6 mois),
  • quand l’ado « n’arrive » pas à apprendre les 5 pages du contrôle d’histoire (alors qu’il enchaîne les séries TV depuis 3 heures),
  • quand vous gueu#^~{\[  criez pour la 7ème fois, « Mettez la table, on mange ! »(et que rien n’arrive),
  • quand votre mari a (encore) oublié de descendre la poubelle et, bien sûr, vous savez qui va s’y coller..
  • quand votre épouse vous demande pour la 4ème fois si vous avez fait ceci alors que vous êtes VISIBLEMENT toujours en train de le faire 😀
  • à 21h38, quand votre gamine revient pour la 4ème fois chercher un verre d’eau,
  • à 21h54, quand votre gamine revient pour la 5ème fois chercher un verre d’eau,
  • à 22h17, quand votre gamine revient pour la 6ème fois chercher un verre d’eau,

La patience étroitement liée à l’énervement

Personne n’est à l’abri, même moi, pourtant capable de porter tranquillement pendant des heures un bébé qui me pleure dans les oreilles en pleine nuit, capable de regarder mon fils refaire pour la n-ième fois ces lacets au moment de partir à l’école, ou pouvoir, toujours tranquillement, attendre dans l’ascenseur ma fille de 16 ans qui décide d’un coup de changer de pull parce qu’il est pas raccord…

Et pourtant, moi aussi j’étais longtemps énervé par les comportements des autres : le type qui se gare devant chez vous, …bref, des réactions ‘antis’ sociales.

A tout moment on peut perdre son calme, crier envers son enfant, son partenaire, casser des objets peut-être. En l’occurrence, se mettre dans un état d’explosion émotionnelle, un état qui n’est pas vous, qui ne vous ressemble pas, que vous ne voulez pas, que vous n’aimez pas.

Pourquoi on s’énerve ?

Je ne vais pas tourner autour du pot, la frustration énerve. J’irais même plus loin, plus la frustration est grande, plus l’agacement est explosif.

Oui, la frustration, c’est cette colère intérieure, issue de la déception, apparaissant lorsque l’interaction entre le résultat attendu et le résultat produit diverge trop. L’amplitude de cette frustration pouvant amener à un très grand énervement (et je pèse mes mots), c’est-à-dire, le point de non retour, là où vous n’êtes plus vous-mêmes.

Alors on s’énerve, parce que l’on veut être respecté, écouté, regardé, entendu,… et je vous rassure, ce ne sera jamais le cas. Vous ne serez jamais tout ça parce que vos attentes ne sont pas celles des autres, désolé.

En outre, les outils techno-électroniques modernes accélèrent les réactions à vos demandes, vous perdez facilement la notion du ‘laisser du temps au temps‘.

Votre éducation

Nos expériences influent énormément sur notre quotidien, il faut oser et accepter de se regarder dans une glace, se remémorer et objectiver l’éducation reçue. Se souvenir et réfléchir de ce passé est le meilleur moyen de trouver les limites de sa propre personnalité.

Trouver ces limites (et ses limites) est nécessaire au contrôle de toutes frustrations, pour comprendre pourquoi nous sommes comme si ou comme ça.

Connaissant vos frustrations en toute conscience, vous serez capable de déterminer celles des autres. Il s’agira alors de construire votre vie de famille telle que vous la voulez exactement, sans regrets ou remords, comme vous la désirez. Chaque membre à sa place, connaissant son propre périmètre de vie, sa liberté, sa personnalité.


Réagir avant tout

Bien évidement, toute action subie loin de vos convictions, provoque un agacement de différents degrés : Votre enfant met plus de temps à s’habiller, acheter le pain alors que c’est le début DU match, …

Et tout ça dans un état de fatigue et de stress inhérent à l’activité professionnelle, ça use.

Alors, continuer à s’énerver ou réagir ?

Réagir, c’est déjà accepter. Accepter que les membres de la famille soient différents (des individus), avec des temps de réactions différents, des niveaux de compréhensions différents, et surtout : des besoins différents.

C’est simple, ce n’est pas sous prétexte que vous préparez à manger que chaque membre à envie de manger. (Je le sais, c’est moi qui cuisine à la maison !)

Mais attention au piège, ‘accepter’ n’est pas ‘tolérer’.

Accepter, c’est avoir conscience de la situation spatiale et émotionnelle de votre propre individu par rapport à ce qui l’entour. C’est aussi savoir détecter les indices précurseurs de votre énervement, et d’analyser en toute bonne foi pourquoi votre réaction a été ceci et non cela.

Pour y arriver, une étape incontournable est d’apprendre à analyser votre passé en gardant les ‘bonnes choses’ et en rejetant les choses toxiques (mais pas se les cacher, il faut se souvenir, analyser pour ne pas recommencer).

Oui, j’en suis conscient, je déroge tout à fait à la règle comme quoi on répète les comportements éducatifs d’une génération à l’autre. Je ne suis pas du tout d’accord avec ça, pour moi; c’est rejeter sa propre incapacité à changer sur la responsabilité des autres. Un peu facile je trouve.

Et en prendre conscience, c’est déjà s’éloigner de LA règle.


Méthode

Une partie de mon travail consiste à vous faire prendre conscience de qui vous êtes vraiment.

Brièvement, le but est de séparer en toute conscience ce que vous voulez de bon pour vous et votre famille et ce qui vient de vos aïeux, qui peut être toxique, ou en tout cas ce que vous ne voulez plus dans votre quotidien.

Au début, il faut savoir séparer son cerveau en deux.

A chaque moment, il faudra être capable d’analyser et prendre une mesure adaptée, exactement en même temps :

  • prendre conscience du sentiment qui monte en soi (laisser parler ses émotions)
  • Analyser ce sentiment, comme si un miroir vous regardait,
  • puis, avoir conscience de la réaction appropriée à adopter, même si ce n’est pas le cas (apprendre à se maîtriser).

Et tout ça, en même temps pour chaque action du quotidien, quels que soient vos états de fatigue et de stress. Au début, il vous faudra oser et faire preuve d’une sacré volonté.

Avoir la volonté par exemple d’aller faire un tour plutôt que de tout casser, et avant de dire des choses vraiment … désagréables).

A vous de relativiser et d’accepter.

Accepter par exemple, que le moment pour demander quelque chose aux enfants n’est JAMAIS approprié, jamais. Vous serez toujours à contretemps, jamais quand il faut ! Les chaussures à l’envers au moment où le métro arrive, les maladies à la veille du départ en vacances, la dissertation de français à 5h du mat’, …

Conclusion

C’est compliqué de bien connaitre sa place dans sa famille, son propre périmètre de vie, sans empiéter sur le périmètre des autres, même s’ils n’ont que 2 ans.

Personnellement, mon fils est un générateur de conneries assez efficace. A été devrais-je dire maintenant.

Pendant ses 5 premières années, je m’énervais sans cesse de sa créativité et des conséquences. Un jour, à la suite d’une n-ième invention je lui ai dit « Stop, j’arrête de m’énerver ! ça sert à rien et ça énerve tout le monde ! ».

J’avais pris conscience qu’il était ‘comme ça’ et rien n’y changera. Autant arrêter de se casser la tête et laisser couler.

Oui, même quand il casse les murs de sa chambre en jouant au ballon, après tout, il faudra bien la refaire un jour… 😉

Je ne l’ai jamais plus grondé depuis, il a 12 ans. La répétition de ses bêtises me fait plutôt rigoler maintenant, même s’il est beaucoup beaucoup moins créatif.

C’est à vous d’accepter, de vous adapter. Devenir bienveillant en fait.

Peut-être que comme moi maintenant, arriverez-vous à vous amuser des travers des uns et des autres, même si cela vous … énerve…

In fine, rester calme sera une situation normale, la patience sera une vertu réservée aux puzzles de 24000 pièces !

Bref rendez votre vie encore plus facile


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